Étape A: Eglise Saint-Nicolas du Chardonnet
Monument funéraire de Julienne Le Bé (morte en 1668) par Jean Collignon (mort en 1702)Chapelle Saint-Charles-BorroméeLe tombeau de Julienne Le Bé, ... En savoir plus
De Saint Nicolas du Chardonnet (5e) à Saint Roch (1er)
Les monuments funéraires, mis en place dans les églises parisiennes sous l’Ancien Régime, ont été démantelés sous la Révolution. Leurs éléments décoratifs en bronze sont refondus pour les besoins des campagnes militaires. Les parties figurées, lorsqu’elles échappent au vandalisme, sont transportées au dépôt des Petits Augustins. En 1795, Alexandre Lenoir, gardien du dépôt, y organise le Musée des monuments français. Les monuments sont remontés, complétés, parfois réinventés pour créer une chronologie historique et artistique à des fins d’enseignement.
Sous la Restauration, les Petits Augustins sont affectés à l’Ecole des Beaux Arts et le musée d’Alexandre Lenoir ferme ses portes. Par décret royal les monuments doivent alors être restitués aux familles et les sculptures religieuses aux églises.
Les églises Saint-Eustache, Saint-Nicolas-du-Chardonnet et Saint-Germain des Près bénéficient du retour de certains de leurs anciens monuments. Hyppolite Godde (1781-1869), architecte de la Ville de Paris, s’emploie à les réinstaller en tentant de retrouver leur disposition d’origine. A Saint-Roch, grâce aux demandes du second curé Marduel et du sculpteur Deseine, l’église obtient la remise des monuments anciennement situés sur le territoire paroissial. Les sculptures sont alors disposées sans recherche. Leur installation évoque celle d’un musée lapidaire.
C’est grâce aux descriptions des guides anciens, aux estampes et à la collection iconographique de Roger de Gaignières (1644-1715), que l’on peut encore imaginer l’apparence originale de ces monuments aujourd’hui incomplets.
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