Étape A: Sainte-Marie-des-Batignolles
Jusqu’au début du 19e siècle, le territoire des Batignolles se présente comme une campagne quasi inculte, occupée par quelques maisons éparse... En savoir plus
Les limites de Paris n’ont pas toujours été celles que nous lui connaissons. A partir de la fin du 18e siècle, c’est l’enceinte des Fermiers Généraux qui matérialise les limites de la ville au-delà desquelles un certain nombre de villages se développe. En 1840, on implanta sur leur territoire une fortification concentrique à celle des Fermiers Généraux : l’enceinte de Thiers. Dès lors, on pouvait prévoir que le territoire compris entre ces deux anneaux serait un jour rattaché à la capitale. La capitale absorba ainsi, le 1er janvier 1860, en intégralité ou de façon partielle, les villages qui la ceinturaient. Ces anciennes communes rurales forment depuis des unités urbaines plus ou moins vastes, composant les arrondissements périphériques de Paris.
Les territoires ainsi annexés, aussi différents soient-ils, ont la particularité d’avoir gardé certaines caractéristiques de leur passé villageois. Les églises représentent des éléments clés de leur paysage et sont, la plupart du temps, les plus anciennes constructions du bourg. Il arrive même qu’elles lui aient donné naissance (Saint-Germain-de-Charonne) ou le nom (La Chapelle Saint-Denis). Lorsqu’elles sont de construction plus récente, les églises apparaissent comme des infrastructures importantes attirant de nombreux fidèles et structurant le paysage (Notre-Dame de Clignancourt, Sainte-Marie des Batignolles).
Souvent d’allure modeste, les « églises de village », à la différence de celles installées dans le centre de Paris, bénéficient de dégagements suffisants et impriment d’une présence forte le territoire. Elles constituent donc des repères historiques et urbains importants.
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