Promenade en ville à Enghien-les-Bains
Tournons le dos au lac pour découvrir une autre ville, plus discrète, plus calme, plus secrète. Laissons-nous charmer par son autre aspect et décou... En savoir plus
La demeure est composée d’un avant-corps surmonté d’un toit pentu et d’un pavillon en retrait. Il faut, une fois encore, apprécier les différents matériaux mis en œuvre : meulière, bois, brique, pierre, ardoise, etc. Le beige de la pierre, le bleu de l’ardoise, le rouge des briques et le blanc du bois donnent la polychromie à la façade. Dans la partie gauche, la fenêtre cintrée et soulignée par un arc en pierre est surmontée par un bow-window en bois blanc, lui-même surmonté par une lucarne d’où émerge un petit balcon. Cette superposition hétéroclite anime particulièrement la façade. La partie droite contraste avec la précédente. Le corps de bâtiment est composé de trois niveaux. La porte d’entrée majestueuse couverte par un auvent d’ardoises maintenu par une charpente en bois blanc ; une fine fenêtre en hauteur marque le deuxième niveau et traverse le chaînage blanc créant ainsi un emboîtement entre la meulière et la marqueterie de pierres et de briques polychromes du dernier niveau. Plus le regard s’élève, plus nous sommes frappés par la richesse d’ornementation du dernier niveau. Fenêtres géminées (fenêtres doubles accolées) soulignées par un bas-relief en pierre. Le tout se voit couronné d’une toiture en bois soulignée d’une frise dentellière. Tout dans cette façade marque l’originalité et le mélange des genres comme les éléments de style louis XIII de la mosaïque et du jeu de briques, les éléments de style gothique avec ses baies géminées et ceux de style anglais du bow-window. Comme pour nous narguer dans l’impossible lecture de cette imbroglio stylistique infernal, la clé de voûte de la fenêtre du rez-de-chaussée représente la tête du diable.
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