Itinéraire centrale dans Paris
Cet itinéraire partant de la tour Jean sans peur pour nous mener vers la Bourse en traversant des périodes et des styles des plus éclectiques. En savoir plus
Louis XV dit « le Bien-Aimé » (1710-1774), hérite d’un pays à son apogée. La France est alors l’Etat le plus puissant d’Europe et connaît une extraordinaire prospérité. Les talents des très nombreux artisans, compagnons et artistes décorateurs sont mis en avant. C’est au cœur du règne de Louis XV que s’épanouit un goût nouveau pour l’art « rocaille ». Cette période de calme amène à rechercher une certaine forme de confort. Loin d’être oisive, cette recherche est un véritable enthousiasme pour une quête artistique et une volonté d’ornementation de son environnement proche. Les références à la nature sont si variées (fleurs, palmiers, feuilles d’acanthe, coquilles, etc.) qu’elles permettent toutes sortes de formes imaginables. Il est ensuite possible de les rapprocher, de les combiner, de les transformer pour obtenir une infinité de motifs. Les représentations anthropomorphiques ou animales font leur apparition. Nous trouvons sur cette façade un visage cerné de végétation au linteau du premier étage, un masque au deuxième et un putti au troisième.
Jusqu’alors, les constructions se faisaient soit en pan de bois, soit en moellons, avec une stabilité parfois douteuse qui avait amené les autorités à imposer une construction systématiquement en recul de l’alignement et à interdire toute saillie sur le nu de la façade. La qualité des constructions faisant un progrès phénoménal, la façade évolue considérablement. Qu’elles soient en pierre de taille ou autre les façades sont désormais construites parfaitement à la verticale. Les linteaux en bois recouverts de plâtre laissent la place à de beaux arcs surbaissés comme c’est le cas ici ou, mieux encore, en plein cintre. Des appuis débordants munis d’une goutte d’eau sont placés à chaque fenêtre, comme nous pouvons le constater ici. Des balcons refont leur apparition pour marquer les fenêtres principales. Les ferronneries suivent les dessins les plus tortueux qu’il soit possible de réaliser. Les portes d’entrée sont sculptées dans la masse suivant un dessin presque aussi évolué que celui d’un meuble de salon.
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